dimanche 1 novembre 2026 - 12:00
Les pays musulmans doivent s’unir au sein d’un front commun

Hawzah/ Hodjatoleslam Shabir Hassan Maithami, secrétaire général du Conseil des oulémas chiites du Pakistan, a souligné la nécessité de renforcer l’unité entre les pays islamiques. Il a appelé les musulmans à faire preuve de solidarité pour défendre les opprimés, faire face aux agressions régionales et œuvrer à l’instauration de la paix et de la justice.

Pakistan (A.P.Hawzah) – Hodjatoleslam Shabir Hassan Maithami, secrétaire général du Conseil des oulémas chiites du Pakistan, a insisté sur la nécessité de l’unité entre les pays islamiques lors du prêche du vendredi prononcé à la mosquée Baqiyatallah, à Karachi, au Pakistan. Il a appelé les musulmans à se mobiliser solidairement pour défendre les opprimés, s’opposer aux agressions militaires dans la région et contribuer à l’instauration de la paix et de la justice.

Nécessité d’élargir l’accord de La Mecque et de renforcer l’unité des pays islamiques

Dans la deuxième partie de son prêche du vendredi, évoquant les évolutions politiques mondiales et la situation critique au Moyen-Orient, il a insisté sur la nécessité d’élargir l’accord de La Mecque et d’y associer les pays islamiques, notamment la République islamique d’Iran.

Le prédicateur du vendredi à Karachi a souligné que les pays islamiques devaient mettre en place un cadre commun afin de jouer un rôle plus efficace dans la lutte contre les massacres de populations innocentes et les agressions militaires dans la région.

Insistant sur la nécessité de dépasser les divergences secondaires et de consolider l’unité de la communauté musulmane, il a déclaré :

« Le moment est venu pour les pays musulmans de dépasser leurs différends secondaires et de s’unir au sein d’un front commun. Ce qui se déroule actuellement ne se limite pas à une guerre entre quelques pays : il s’agit d’un affrontement majeur entre les valeurs islamiques et le camp de l’impiété. Tous les musulmans doivent s’unir pour assurer la victoire de l’islam, instaurer la paix et préserver l’humanité. »

Mise en garde contre les conséquences des tensions régionales et les politiques des grandes puissances mondiales

Hodjatoleslam Maithami, évoquant les tensions entre l’Iran et les États-Unis ainsi que les politiques des pays du golfe Persique, a qualifié la situation régionale de particulièrement sensible. Soulignant les conséquences économiques et sécuritaires des évolutions en cours, il a déclaré :

« Les pays de la région, notamment les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït et le Qatar, doivent comprendre que les sommes considérables versées aux grandes puissances mondiales ne constituent pas nécessairement une garantie de leur sécurité et de leur protection. »

Il a également averti que les conséquences des tensions régionales ne se limiteraient pas au Moyen-Orient, mais qu’elles affecteraient aussi la sécurité et l’économie mondiales, y compris celles de l’Europe.

Le secrétaire général du Conseil des oulémas chiites du Pakistan, critiquant les politiques bellicistes des grandes puissances mondiales, a ajouté que celles-ci étaient principalement dictées par des intérêts économiques et faisaient peser de lourdes pertes humaines et matérielles sur les populations ordinaires. Dans le même temps, certaines puissances profitent de ces circonstances pour accroître leurs propres gains économiques.

Éclairages sur la vérité historique de l’affaire de Fadak et les arguments coraniques de Hazrat Fatima al-Zahra (sa)

Dans une autre partie de son prêche, Hodjatoleslam Maithami a expliqué les dimensions historiques et doctrinales de l’affaire de Fadak. Il a souligné que cette question était fondamentalement différente du partage du butin de guerre : Fadak avait été remis au Prophète de l’islam (PSL) sans qu'aucun combat n'ait eu lieu, et celui-ci, sur ordre divin, l'avait ensuite attribué à Hazrat Fatima al-Zahra (sa).

Évoquant les fondements coraniques de cette question, il a déclaré : « Le Saint Coran énonce explicitement le principe de l’attribution des droits aux proches parents du Prophète. »

Ce religieux pakistanais a ajouté que lorsque des démarches avaient été entreprises pour priver Hazrat Fatima al-Zahra (sa) de son droit et contraindre les employés de Fadak à quitter leurs logements, elle s'était rendue à la mosquée pour réclamer son droit.

Hodjatoleslam Maithami a également rappelé le rang éminent qu'occupait Hazrat Fatima al-Zahra (sa) auprès du Prophète de l'islam (PSL). À cet égard, il a cité son célèbre hadith : « Fatima est une partie de moi. Quiconque lui fait du mal me fait du mal. »

Le sermon de Fadak : une explication du monothéisme, de la prophétie et de l’imamat

Le secrétaire général du Conseil des oulémas chiites du Pakistan, évoquant le sermon historique prononcé par Hazrat Fatima al-Zahra (sa) dans la mosquée du Prophète, a mis en lumière son éloquence et sa maîtrise de l'art oratoire dans l'exposé des fondements essentiels de la religion islamique, notamment le monothéisme, la prophétie, l’imamat et la philosophie des actes d’adoration.

Il a souligné que Hazrat Fatima al-Zahra (sa), pour défendre son droit, avait présenté des arguments clairs en s’appuyant sur de nombreux versets du Saint Coran ainsi que sur des exemples historiques relatifs à l’héritage des prophètes, notamment ceux des prophètes Joseph et Salomon (as). Ces arguments témoignent de l’étendue de son savoir et de la profondeur de sa connaissance.

Répondant à la question de savoir pourquoi Hazrat Fatima al-Zahra (sa) avait revendiqué Fadak malgré son rang éminent, le Hodjatoleslam wal-Moslemin Maithami a précisé :

« La revendication de Fadak ne visait pas simplement à obtenir un jardin ou une terre. Elle constituait plutôt un moyen de faire éclater une vérité historique au grand jour, devant les habitants de Médine. Elle voulait montrer que ceux qui étaient capables de nier un droit accordé par Dieu pouvaient également être ceux qui seraient susceptibles de renier les engagements pris à Ghadir Khumm. »

Appel à une étude documentée de la vie de Hazrat Fatima al-Zahra (sa) et à la préservation des vérités historiques

En conclusion, Hodjatoleslam Maithami, faisant référence aux récits rapportant le mécontentement de Hazrat Fatima al-Zahra (as) à l’égard de certaines personnalités, a insisté sur la nécessité d’étudier l’histoire à partir de sources fiables et de se garder de toute déformation des faits.

Il a appelé les oulémas, les prédicateurs et les personnes chargées de réciter les éloges et les récits relatifs aux Ahl al-Bayt à adopter, dans leurs assemblées et leurs interventions, une approche éclairée et fondée sur des sources documentées. Il leur a demandé de présenter les faits de manière à faire connaître les vérités historiques tout en évitant de susciter inutilement des ressentiments.

Le secrétaire général du Conseil des oulémas chiites du Pakistan a également souligné la nécessité de répondre aux questions et aux interrogations du public en s’appuyant sur la véritable conduite de Hazrat Fatima al-Zahra (sa). Il a ainsi appelé à présenter une explication précise et solidement documentée des différentes dimensions de sa vie et de ses prises de position.

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